Les sociétés secrètes du monde d'Ogalarn
Par El Presidente le vendredi 23 janvier 2004, 16:13 - Le Monde d'Ogalarn - Lien permanent
Vues par Talgan Domdanag, Humain soupçonné par le Tribunal tiarnite de la cité de Taniria d'être membre des Enfants de la Discorde :
« Non, argh, Chevalier, je vous en supplie, arrêtez, je vous dirai tout ! Bon, je me suis peut-être laissé un peu embrigader, je l'avoue. Mais je ne suis pour rien dans la tentative d'incendie du Grand temple de Tiarn, que Son saint nom soit loué. Je m'intéresse simplement aux sociétés secrètes et à leur univers fascinant. Que je vous en parle ? Hélas, Chevalier, je ne puis divulguer sans précaution le résultat d'années de recherches et d'observation. Argh, d'accord, je vais faire une exception pour vous, mais, de grâce, lâchez-moi... »
SUPREMATIE ELFIQUE
Nommée Ellen Andaril en elfique, cette société est constituée de membres de la frange la plus dure du culte de Nôs Üalithon, la Grande dame. Suprématie elfique préconise le retour aux valeurs traditionnelles de la société elfique, parmi lesquelles la vie dans la forêt, la défense de la pureté raciale et la limitation très stricte des contacts avec les Non-Elfes. Les membres de cette organisation n'hésitent pas à assassiner des Elfes - surtout ceux dépourvus de sang aristocratique - s'ils fraternisent un peu trop avec des Humains et des Orques. De nombreux Elfes qui vivent au contact d'autres espèces craignent l'influence grandissante de cette société et les conséquences des tensions qu'elle attise délibérément dans tout Ogalarn. Le chef actuel de Suprématie elfique serait un prêtre du nom de Eldiren Sredieldaren. On dit que les membres les plus influents de l'organisation se réuniraient périodiquement au fin fond de la Forêt d'Ellendil. L'extrême morcellement des petits royaumes elfiques dans tout Ogalarn semble favoriser l'éclosion d'Ellen Andaril comme seule force crédible d'unification politique, militaire et religieuse.
LA SOCIETE DE MAGIOCRATIE
Les Principes de Magiocratie ont été établis à partir de 1657, au moment de l'Eveil, lorsqu'environ un enfant sur vingt est né doté de pouvoirs magiques. La magie est devenue beaucoup plus présente dans les sociétés humaines et elle a pris une importance croissante. Témoins de ce phénomène, de puissants mages ont décidé de fonder la Société de Magiocratie en divers points d'Ogalarn afin de s'assurer que les futurs lanceurs de sorts seraient protégés des Orques et élevés dans un esprit de résistance. Maintenant que les Humains ont reconquis leurs royaumes, les Principes consistent en un ensemble de règles relativement vagues censées servir la cause des magiciens. La Société agit plus ou moins ouvertement de façon à ce que les intérêts des lanceurs de sorts et leur place dans les différents systèmes hiérarchiques soient bien défendus. Par exemple, les Principes stipulent que la plupart des adeptes ont le devoir de maîtriser la magie ou encore que la survie d'un magicien légitime tous les sacrifices. Nul ne connaît le nombre et l'identité des membres de la Société, mais on se doute que la plupart des Elfes partisans de cette organisation sont bien évidemment également au service d'Ellen Andaril. Même si elle est en elle-même compréhensible, l'attitude souvent arrogante des membres de la Société de Magiocratie alimente toutes les rancoeurs dans les régions où elle est influente, car de nombreux individus très compétents - notamment parmi les Orques - ne progressent pas dans le cadre de leur profession à cause de leur inaptitude à utiliser la magie. Dans le Royaume de Taniria, le clergé de Tiarn tente de contrebalancer l'influence de la Société afin d'éviter les tensions au sein de l'armée, largement tributaire de ses effectifs orques et hobgobelins.
LES CHEVALIERS-DRAGONS
Le très vieux peuple draconique demeure indifférent à toute question politique, du moment que ses intérêts sont préservés. Il entretient une caste de serviteurs humains, elfes et hommes-reptiles rompus à la pratique de la magie et habitués à agir promptement pour servir la cause des grands lézards. Les Chevaliers interviennent en général lorsque l'utilisation d'une magie trop puissante menace l'harmonie de l'univers et, accessoirement, celle des régions où se trouve la tanière de leur maître. En cas d'urgence, par exemple pour contenir une invasion de démons vraiment trop redoutables, les Dragons peuvent se déranger en personne. Certains spécimens jeunes et assez peu puissants tombent parfois sous la coupe d'un magicien, mais tenter de dominer et d'exploiter un de ces reptiles géants s'avère un exercice très risqué même quand il est réussi, car l'enchanteur s'expose à des représailles de la part du peuple dans son ensemble. Selon des rapports alarmants, il semblerait qu'une minorité de Dragons aient conclu des accords tacites avec certains démonistes en activité dans le monde d'Ogalarn. Il faut donc s'attendre à de possibles combats mettant aux prises des Chevaliers servant des lézards aux motivations divergentes.
LES ENFANTS DE LA DISCORDE
Ce rassemblement totalement désorganisé de cultistes de Tokfaaz est plus nuisible que véritablement dangereux. Ses membres ne vivent que pour semer le chaos dans la société et se repaître de son spectacle. Les Enfants de la Discorde aiment particulièrement profiter d'un désordre pour en causer un autre encore plus important : ils profiteront par exemple d'une altercation pour allumer un incendie ou pour invoquer un démon mineur. La structure totalement chaotique de leur société les empêche d'accomplir des actions concertées de grande envergure, mais, en même temps, elle constitue une force car elle empêche les autorités d'infiltrer leurs réseaux et elle rend leurs actions particulièrement difficiles à prévoir.
LA CONFRERIE DE LA VOIE LIBRE
Cette société forme des adeptes qui ne sont rattachés à aucun culte, même si, selon certaines rumeurs, la Confrérie aurait été formée par d'anciens cultistes de Sharoun. Les membres de cette organisation dispensent l'enseignement nécessaire pour devenir un bon adepte, mais ne l'accompagnent pas des préceptes religieux que l'on inculque au sein des cultes. Les adeptes de la Voie libre s'accordent sur quelques points fondamentaux tels que la nécessité de défendre la nature et l'harmonie et de lutter contre les démonistes et les nécromants. Cette confrérie attire un nombre croissant de candidats séduits par la discipline de vie des adeptes, fondée sur la reconnaissance des talents de chacun et la solidarité du groupe.