La Geste du Roi Twalboched - 1 - Les Runes éternelles
Par El Presidente le dimanche 26 octobre 2003, 11:39 - Le Monde d'Ogalarn - Lien permanent
Le premier volet, Les Runes éternelles débute à Pont-de-l'Est. L'action commence au soir du 4 septembre 3145, aux alentours de dix-neuf heures. Les aventuriers, qui commencent à être connus dans le sud du Royaume de Taniria comme des éléments sûrs de la défense du pays, arrivent à Pont-de-l'Est. Alors qu'ils se dirigent vers le pont servant à franchir le Lagann, ils s'aperçoivent que celui-ci est fermé et gardé par une vingtaine de miliciens royaux...
Dans le second volet Le Guerrier Providentiel maintenant disponible, la saga de vos joueurs se poursuit....
Ce scénario constitue la partie introductive de La geste du roi Twalboc'hed. Il est destiné à un groupe de personnages de 150 points environ, si possible plutôt favorables à la cause tiarnite. Sa structure assez linéaire est due aux nécessités de l'enquête que devront accomplir les PJ.
UN VOYAGE COMME TANT D'AUTRES
L'action commence au soir du 4 septembre 3145, aux alentours de dix-neuf heures. Les aventuriers, qui commencent à être connus dans le sud du Royaume de Taniria comme des éléments sûrs de la défense du pays, arrivent à Pont-de-l'Est. Il serait préférable que la majorité d'entre eux résident habituellement à Parage-Elfique. Alors qu'ils se dirigent vers le pont servant à franchir le Lagann, ils s'aperçoivent que celui-ci est fermé et gardé par une vingtaine de miliciens royaux. Une petite troupe de citadins mécontents s'agglutine contre les barrières. Si un PJ demande à un garde pourquoi le pont est fermé, la sentinelle lui répond : " une partie de la berge s'est affaissée cet après-midi de l'autre côté du fleuve et on a trouvé une cache, une espèce de grotte. Nous avons ordre d'interdire l'accès à cette zone afin d'éviter les pillages. " De fait, il est impossible de franchir le fleuve dans les deux sens jusqu'au lendemain matin sept heures. Sur l'autre rive, on aperçoit un barrage similaire gardé par une vingtaine d'autres miliciens. Pour éviter de payer l'auberge et comme les nuits sont douces, les citadins de Parage-Elfique décident d'organiser une veillée et de passer la nuit à la belle étoile en attendant de pouvoir regagner leur domicile. Les PJ peuvent choisir de faire de même, à moins qu'ils ne préfèrent louer une chambre à Pont-de-l'Est ou même se rendre jusqu'au pont suivant distant d'une dizaine de kilomètres (à l'ouest ou à l'est). L'idéal serait tout de même qu'ils restent à proximité de la cache.
DE L'ANIMATION
Vers vingt heures trente, une roulotte dont la bâche est frappée des armes taniriennes fait son apparition sur l'autre rive, en provenance de Parage-Elfique. L'un des gardes consentira à révéler qu'il s'agit du véhicule d'un scribe important de la bibliothèque de la ville, Messire Zarog Cerkan. Un personnage originaire de la région se souviendra que Messire Cerkan possède des compétences réputées en matière d'Histoire locale. C'est donc que des vestiges d'importance ont peut-être été découverts. L'érudit, un homme d'une soixantaine d'années à la fine barbiche blanche, est accompagné de cinq imposants paladins de Tiarn lourdement armés, sans doute au cas où l'endroit recèlerait des créatures maudites. L'inspection dure environ un quart d'heure, puis les six hommes ressortent de la grotte. Ils demeurent quelques minutes à discuter sur place. Pendant ce temps, les PJ demeurés sur l'autre rive qui possèdent l'avantage Magery perçoivent des chuchotements incompréhensibles en langue magique qui semblent provenir de derrière eux. S'ils se retournent, ils apercevront à quelques dizaines de mètres d'eux, à l'orée de Pont-de-l'Est deux, puis trois, puis dix cavaliers en armure de plaques complètes noire dont le visage est dissimulé par un heaume. Chacun d'entre eux tient une lance de cavalerie à la main et ils se dirigent tous subitement vers le barrage, avec l'intention manifeste d'accéder au pont. Un sort de Sense Foes ne donnera rien, en revanche un sort d' Aura ou de Know True Shape permettra de savoir qu'il s'agit d'esprits immatériels, tout comme leur monture. En quelques secondes, les palefrois fantomatiques ont déjà sauté les barrières et les cavaliers viennent se positionner à quelques mètres de la berge, sous le regard inquiet des paladins taniriens qui ont sorti leur épée. Les miliciens de Pont-de-l'Est lèvent alors les barrières et commencent à traverser le pont l'arme au poing, invitant les PJ à les suivre. Les deux camps s'observent pendant quelques secondes, puis soudain des cris retentissent : la foule massée des deux côtés du fleuve vient d'apercevoir une vingtaine de démons cornus qui dévalent la berge proche de Parage-Elfique et qui se jettent sur les paladins et le scribe. A ce moment-là, les cavaliers se portent au contact des démons et entreprennent de les affronter dans un grand halo d'énergie magique. Les aventuriers, qui ont pratiquement fini de traverser le pont, entendent Messire Cerkan hurler à l'intention des paladins les paroles suivantes : " pas la peine de protéger la grotte, sauvez votre vie ! ". Escaladant un talus avec une agilité surprenante, il se retrouve bientôt sur le pont et, avisant les PJ, les enjoint de l'accompagner sur l'autre berge, en direction de Pont-de-l'Est. Malheureusement, alors que le groupe se trouve à mi-parcours, une dizaine d'autres démons font leur apparition à l'autre extrémité du pont, celle par où les cavaliers sont arrivés. Tout le monde - miliciens, paladins, PJ - se retrouve à combattre sur le pont dans la plus grande confusion en attendant des renforts. Si l'un des personnages pense à regarder ce que font les démons sur la rive de Parage-Elfique, il s'apercevra qu'aucun d'entre eux ne parvient à pénétrer dans la grotte, qui semble être un lieu saint ou protégé magiquement. Au bout d'1d+6 rounds, des renforts taniriens finissent par arriver des deux côtés du fleuve et taillent en pièce les derniers démons présents. Les dix cavaliers sont parvenus à éliminer pratiquement tous les démons qui se trouvaient sur la rive sud du Lagann, mais ils ont été tués magiquement par les créatures dans un dernier accès de rage. Si les aventuriers ont bien défendu Messire Cerkan, celui-ci fait en sorte qu'on leur fournisse un laissez-passer pour la réunion qu'il compte tenir le lendemain après-midi à quatorze heures à la bibliothèque royale de Parage-Elfique.
Si les aventuriers n'ont pas participé à la veillée sur la rive, ils pourront tout de même être témoins de la scène principale depuis leur auberge, qui se trouvera en lisière de la ville, ou en arrivant à Parage-Elfique après avoir fait un détour par un autre pont. Leur statut d'agent du Royaume de Taniria leur vaudra en outre d'être convoqués à cette fameuse réunion organisée par Messire Cerkan.
EXPLICATIONS
Le lendemain après-midi, les PJ se trouvent donc à la bibliothèque de Parage-Elfique, en compagnie de prêtres et de paladins de Tiarn, ainsi que du Gouverneur de la ville, Arindal Obvas, qui représente le Roi. Après les civilités d'usage, Messire Zarog Cerkan tient le discours suivant :
" La grotte que nous avons trouvée hier s'est avérée receler une fresque datant apparemment de 2810 si l'on s'en réfère au sceau royal qui la décorait et narrant la légende du Roi Twalboc'hed. Comme vous le savez sans doute, ce monarque né en 2761, grand serviteur de Tiarn, s'illustra à la bataille de Sainte-Garde en 2805 en lançant ses fidèles paladins à l'assaut d'une armée d'adorateurs des puissances infernales. On murmure qu'à sa mort, en 2822, Tiarn aurait fait de lui une Puissance, c'est-à-dire un esprit servant sa cause, et aurait mis à sa disposition les âmes de centaines de paladins. Il va sans dire que les créatures du Plateau d'Urvakan craignent l'esprit du Roi Twalboc'hed et la force de son armée sacrée. Ces êtres démoniaques ont dû sentir l'aura très sainte de la grotte dès que nous en avons forcé l'entrée, et ils ont sans doute voulu entreprendre de la détruire. D'autant que les murs de la grotte ne sont pas couverts que par une fresque, mais aussi par des runes qui semblent dessiner un plan ".
Messire Cerkan frappe alors dans ses mains et un scribe déplie alors un grand parchemin sur lequel sont représentées ces fameuses runes. L'orateur poursuit :
" Il s'agit de runes particulièrement obscures mais dont nous avons pu déchiffrer très grossièrement la signification : il semble qu'il soit fait allusion à quelque chose de caché dans les Montagnes des Nains qui soit en rapport avec Twalboc'hed et son armée fantomatique. Peut-être s'agit-il d'un objet utilisable contre les Démons et les mort-vivants ou d'un individu particulièrement sain qui aurait vécu là-bas à cette époque. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi nos livres de Chroniques demeurent muets sur la question et pourquoi une information potentiellement importante a été conservée dans un endroit aussi bien camouflé. Peut-être existe-t-il d'autres cavernes de ce type, mais pour l'instant, c'est la seule que nous ayons trouvée ".
Se tournant vers les PJ, Messire Cerkan continue : " Ce dont nous avons désormais besoin, c'est d'hommes de confiance pouvant se rendre dans les Montagnes des Nains afin d'enquêter sur ce qui lie cette région à la légende du Roi Twalboc'hed. Peut-être que nous ne tirerons aucun avantage particulier à éclaircir cette affaire, mais nous ne pouvons négliger aucun élément qui nous permettrait d'en savoir un peu plus sur cette figure mythique que fut le Roi. Et puis il pourrait s'agir d'un signe que Tiarn lui-même nous envoie ". Messire Cerkan fait ensuite part de son intention d'envoyer les aventuriers enquêter à Argrot' de manière fort discrète, afin de ne pas attirer l'attention de gens mal disposés à l'égard de la cause tiarnite. Il ajoute que des escouades de paladins se relaieront pour assurer la sécurité du groupe à distance, mais que les PJ seront livrés à eux-mêmes dès qu'ils pénétreront dans le Royaume nain. Les personnages sont bien sûr libres de refuser cette mission, mais l'accepter ferait d'eux des agents du Royaume appréciés et bien rémunérés. Avant le départ, ils sont conduits à la grotte, qui est désormais gardée par des escouades entières de paladins, afin de jeter un coup d'œil à la fresque. Messire Cerkan leur fournira spontanément un parchemin sur lequel le visage du Roi a été copié, au cas où ils découvriraient d'autres fresques.
ENQUÊTE A ARGROT'
Le voyage devrait se dérouler sans anicroche. Après tout, les PJ ne sont pas susceptibles de faire l'objet d'une quelconque surveillance par les agents du Plateau d'Urvakan, car ils ne transportent aucun objet lié de près ou de loin au Roi Twalboc'hed.
Au début du quatrième jour d'un paisible voyage, le groupe entre dans les Montagnes des Nains par le nord-est. Les aventuriers prévoient d'arriver à Argrot' peu après quatorze heures. De temps en temps, ils croisent une caravane de marchands qui chemine comme eux le long du Hendal, ou une petite troupe de guerriers nains voyageant à bord d'un chariot. Puis, au détour du chemin, ils aperçoivent les imposantes murailles de la capitale.
Les PJ ne font l'objet d'aucun contrôle lorsqu'ils pénètrent dans la ville, pas plus qu'ils n'en ont subi en entrant dans les montagnes. Après tout, le Royaume nain est enclavé dans le Royaume de Taniria et les deux entités ont signé des traités d'assistance mutuelle, et surtout des mages nains fréquemment tiarnites sondent l'aura des voyageurs qui s'aventurent dans les montagnes et dans la capitale. Les membres du groupe peuvent sans peine se faire passer pour des marchands ou de simples particuliers venus s'approvisionner en armes et en armures naines, qui sont réputées dans tout le Royaume de Taniria pour leur qualité et leur solidité.
Enquêter sur ce qui lie le Roi Twalboc'hed aux Montagnes des Nains, en revanche, s'avère plus problématique. Se renseigner à la Grande bibliothèque de la ville auprès du scribe principal Harüg Gaalüg, un nain un peu moins bougon que la moyenne, permet de savoir que certains des feuillets correspondant à la venue du Roi Twalboc'hed à Argrot', aux alentours de 2800, ont été arrachés il y a fort longtemps du volume où ils se trouvaient. Le seul élément intéressant concerne une petite localité du nom de Lahagün, mentionnée plusieurs fois sans plus de détails. La consultation de la carte du Royaume permet de localiser ce village à vingt kilomètres au sud-ouest d'Argrot'. Si les PJ ont tout d'abord tenté d'enquêter auprès du clergé tiarnite local, le Commandeur Mozüg Weltens leur conseille de se rendre à la bibliothèque, non sans leur avoir révélé que la mention du nom de Twalboc'hed éveille une gêne indéfinissable dans la région. Quelle que soit la méthode d'investigation privilégiée par les aventuriers, ils devraient tôt ou tard entendre parler du village de Lahagün.
EXCURSION A LAHAGÜN
Après une journée de voyage sur des routes sinueuses, les PJ parviennent jusqu'au village, qui compte une cinquantaine de maisons et environ cinq cents personnes, d'après ce que le groupe peut estimer. Les habitations, assez délabrées, portent des symboles de Tiarn en nombre considérable, presque exagéré. Les aventuriers seront sans doute surpris de constater que la localité ne compte que des Humains. Ceux d'entre eux qui possèdent des rudiments d'Histoire sauront que le sud des Montagnes naines a toujours compté d'importantes populations humaines autochtones. La plupart des habitants de Lahagün, qui adoptent immédiatement une attitude hostile envers les nouveaux arrivants, sont vêtus de haillons et paraissent dégénérés, sans doute suite à de nombreux mariages consanguins. Les membres du groupe ressentiront une certaine impression de malaise en notant que certains faciès ne sont pas sans leur rappeler le portrait de Twalboc'hed. Si les PJ disposent d'objets pouvant laisser penser qu'ils sont bien disposés envers la cause tiarnite, un certain Talkov, qui semble être le chef du village, pousse vers eux une demi-douzaine de jeunes femmes à l'air particulièrement dégénéré en éructant " pour vous...cadeau ". Puis, tout en se tordant les mains et en dévoilant les quelques chicots qui lui restent, il les entraîne vers une maison un peu moins délabrée que les autres, en leur faisant comprendre que ce sont leurs quartiers.
Si les PJ mentionnent Twalboc'hed ou s'ils montrent le portrait du Roi à ce stade, un grand silence se fait autour d'eux. S'ils inspirent suffisamment confiance, Talkov les mène à une petite maison en plein centre du village : il s'agit apparemment d'un temple, dont le seul ornement consiste en une statue de pierre de deux mètres de haut sur un piédestal qui la surélève d'un mètre. C'est bien sûr Twalboc'hed qui est représenté ici, vêtu d'une simple armure de cuir. Au pied de la statue, on peut déchiffrer les inscriptions suivantes portées en commun, en elfique et en nain : " vous chérirez mes descendants comme j'ai chéri l'une des vôtres ". Si l'on demande des explications sur le sens de cette formule à Tarkolv - qui, de toute façon, ne sait pas lire - , il sourira en poussant de petits grognements de contentement et fera signe aux aventuriers de le suivre. Il les mènera jusqu'à un surplomb en lisière du village où se trouve une tombe surmontée d'un " T " tiarnite en pierre blanche couvert de couronnes de fleurs séchées. Sur la pierre est gravée la mention suivante, rendue à peine lisible par le passage du temps : " à Imdané Oropan, 2780-2805. Que Tiarn l'ait en sa sainte garde ". Si l'on demande à Tarkolv s'il sait de quoi est morte la jeune femme, il sourira encore stupidement et répondra qu'elle a été tuée " par des méchants qui ont détruit le village ". Si les PJ cherchent à savoir si Imdané avait eu un ou plusieurs enfants avec Twalboc'hed, Tarkolv partira d'un grand rire dément et montrera toute la localité.
La meilleure solution consisterait à avoir accès au registre d'état civil du village. Hélas, il a été perdu depuis belle lurette. Les aventuriers vont devoir retourner à la bibliothèque d'Argrot' ou mieux, à celle de Sainte-Garde, afin de savoir ce qu'il est advenu des descendants d'Imdané Oropan. En tout cas, ils auront sans doute envie de quitter le plus vite possible le village de Lahagün.
UNE NOUVELLE PISTE
Des recherches à la bibliothèque de Sainte-Garde produiront les résultats suivants : en mai 2805, le village de Lahagün a été presque totalement détruit par l'attaque d'une troupe de démonistes qui constituaient l'avant-garde de l'armée défaite en juillet devant Sainte-Garde. Les trois-quarts des habitants du village ont été occis. Suit une longue liste de noms, parmi lesquels les PJ auront la satisfaction de trouver celui d'Imdané Oropan mais, bien sûr, pas celui du père de ses enfants. Telz, son fils de quatre ans et Kahalé, sa fille de trois ans, figuraient parmi les survivants. Evacués à Argrot', où ils furent élevés jusqu'à l'âge de quinze ans par des membres du clergé de Tiarn sans savoir qui était vraiment leur père, ils ont connu des destins bien différents : En 2816, Telz est revenu à Lahagün, qui s'était entre temps partiellement repeuplé, et où le Roi Twalboc'hed avait fait édifier un petit temple de Tiarn pour que son fils naturel chante les louanges de la divinité. Quant à Kahalé, demeurée dans sa place forte tiarnite jusqu'en 2820, elle s'est mariée en 2822 avec un marchand du nom d'Abvo Esragan, originaire de Nolaken. La maison Esragan, spécialisée dans le commerce du sel, est encore connue à Nolaken en 3145. Elle possédait jusqu'à il y a encore cinquante ans plusieurs navires qui remontaient le Hendal et le Lagann dans les deux sens.
A Nolaken, les services du cadastre n'éprouvent aucune difficulté à localiser la belle demeure des Esragan, en plein centre de la ville. Les PJ apprennent toutefois que le propriétaire actuel, âgé de vingt-cinq ans, a demandé à changer de nom de famille il y a cinq ans. Il ne s'appelle plus Telz Esragan mais Telz Oropan. Les aventuriers essaieront sans aucun doute de le contacter en se rendant chez lui, mais un de ses domestiques, Aalak Vergaftan, leur indiquera qu'il s'est rendu comme chaque mois livrer des vivres dans un petit village des Montagnes naines, une localité du nom de...Lahagün. Il doit normalement rentrer une semaine plus tard. Demander à Vergaftan si Oropan dispose d'une escorte lui mettra la puce à l'oreille et, de toute façon, il ne répondra pas à la question.
Attendre le retour du marchand peut sembler constituer une solution envisageable. Malheureusement, Tarkolv aura parlé à Telz de la visite des PJ et celui-ci, ne comprenant pas ce qu'on lui veut, hésitera à rentrer chez lui. Aller chercher Telz au village n'est pas forcément souhaitable non plus, car le marchand n'hésitera pas à lancer ses lointains cousins dégénérés sur les aventuriers s'ils se sent menacé. Le meilleur choix consiste à prévenir les autorités taniriennes et le clergé tiarnite, qui enverront aux PJ une escouade de paladins chargés de ramener en douceur à Nolaken Telz Oropan et son escorte de trois fidèles serviteurs. Les aventuriers qui parleront à Telz pendant le voyage de retour s'apercevront qu'il ressemble beaucoup à Twalboc'hed et qu'il n'est ni dégénéré ni conscient des raisons qui le poussent à approvisionner quasiment gratuitement un village de simples d'esprit perdu dans la montagne, en-dehors d'une vague impression de parenté.
Commentaires
to be or not to be :)